Test de style d’attachement gratuit

Pourquoi tu cherches la proximité, et pourquoi tu t’en éloignes. Le test est ici, sur cette page : 36 questions rapides, environ 5 minutes, et ton résultat s’affiche dès ta dernière réponse. Sans e-mail, sans inscription.

36 questionsEnviron 5 minRésultat immédiatSans inscription

Je me sens très à l’aise quand je suis proche de mes partenaires amoureux

Quand j’en ai besoin, cela m’aide de me tourner vers mon ou ma partenaire

Je m’inquiète beaucoup au sujet de mes relations

Je me sens à l’aise pour partager mes pensées et mes sentiments personnels avec mon ou ma partenaire

Je m’inquiète souvent à l’idée que mon ou ma partenaire ne veuille pas rester avec moi

Deux silhouettes reliées : une métaphore visuelle de l’attachement et des liens émotionnels

Validé par la recherche

Fondé sur l’ECR-R, avec un α de Cronbach ≥ 0,90 pour les échelles d’anxiété et d’évitement : un niveau de fiabilité élevé dans la recherche sur l’attachement

5 minutes

36 énoncés issus de la recherche, qui mesurent ta manière de vivre les relations proches

Sans e-mail ni inscription

Aucun compte, aucune adresse e-mail. Le score est calculé dans ton navigateur, et ton résultat s’ouvre sur un lien privé que tu peux garder ou partager si tu le souhaites

Un résultat immédiat et détaillé

Ton style d’attachement, tes scores d’anxiété et d’évitement, et ta position sur la carte de l’attachement, avec des pistes concrètes

Le test de style d’attachement ECR-R mesure deux dimensions centrales (l’anxiété d’attachement et l’évitement d’attachement) pour identifier ton style d’attachement : sécure, anxieux, évitant ou craintif-évitant. Ton résultat montre aussi tes deux scores, pour voir à quel point le schéma est marqué et à quelle distance tu te trouves du style sécure.

Mieux te comprendre

Pourquoi faire un test de style d’attachement ?

Nous avons tous une manière d’être amoureux que nous n’avons pas choisie. Un ensemble de réflexes, en fait, sur le moment où la proximité devient trop forte, sur la quantité de réassurance qui suffit, et sur ce que signifie le silence d’un partenaire. La plupart d’entre nous repèrent le schéma bien avant de pouvoir le nommer. Pourquoi est-ce que je me retire juste quand la relation commence à aller bien ? Pourquoi un message qui tarde de la part de quelqu’un qui compte pour moi me fait-il partir en spirale ?

Un test de style d’attachement donne un nom à ces réflexes. Et pas une étiquette de psychologie simpliste. La recherche contemporaine sur l’attachement mesure deux choses : l’anxiété liée à l’attachement (à quel point tu crains le rejet et as besoin d’être rassuré) et l’évitement lié à l’attachement (à quel point la proximité et la dépendance te mettent mal à l’aise). Ces deux dimensions, placées sur une grille, prédisent étonnamment bien comment tu tends à réagir quand l’amour devient sérieux.

Ce n’est pas seulement une théorie sur l’enfance. C’est une carte pratique de ta manière de gérer la confiance, le conflit, la vulnérabilité et l’engagement aujourd’hui. Et les cartes, contrairement aux destins, peuvent être redessinées.

La science

Qu’est-ce que la théorie de l’attachement ?

L’idée est faussement simple. Dans les années 1950, le psychiatre britannique John Bowlby observait des enfants dans les services hospitaliers et a remarqué une chose qui paraît évidente aujourd’hui, mais ne l’était pas alors : quand on éloigne un jeune enfant de la personne dont il dépend, quelque chose se fissure. Pas seulement sur le moment. La détresse reconfigure les attentes. Bowlby a soutenu que nous naissons avec le besoin d’une base de sécurité, une personne fiable dont la présence rend le monde assez sûr pour être exploré.

À partir de ces premières interactions, les enfants construisent ce que Bowlby appelait un modèle interne opérant des relations. Quand un bébé pleure et qu’on le réconforte, il apprend une leçon silencieuse : les autres peuvent être dignes de confiance. Je mérite qu’on prenne soin de moi. Cette leçon, absorbée avant le langage, tend à nous accompagner jusqu’à l’âge adulte.

Dans les années 1970, la psychologue Mary Ainsworth a mis ces idées à l’épreuve dans ses expériences de la Strange Situation, en observant des nourrissons pendant de brèves séparations et retrouvailles avec leur mère. Trois schémas sont apparus. Les enfants sécures étaient bouleversés, mais facilement apaisés au retour. Les enfants anxieux devenaient inconsolables. Les enfants évitants semblaient indifférents, même si leurs hormones du stress racontaient une autre histoire. Des chercheurs ont ensuite ajouté un quatrième style : désorganisé, pour les enfants dont les soins étaient si effrayants qu’aucune stratégie cohérente ne pouvait se former.

Le tournant pour la psychologie adulte est arrivé en 1987. Les chercheurs Hazan et Shaver ont posé une question étonnante : ces mêmes schémas apparaissent-ils dans l’amour romantique ? Leur questionnaire a montré qu’environ 56 % des personnes se décrivaient comme sécures, 19 % comme anxieuses et 25 % comme évitantes. L’empreinte de l’enfance, finalement, ne fait pas que subsister. Elle façonne les personnes vers qui nous allons, notre manière de nous disputer, et ce que nous faisons quand quelqu’un que nous aimons devient silencieux.

Peinture de style Van Gogh représentant quatre bateaux dans un port, avec des cordages plus ou moins tendus, pour illustrer les styles d’attachement sécure, anxieux, évitant et craintif
Origines

Comment les styles d’attachement se forment

Le tempérament joue un rôle (les études sur les jumeaux suggèrent une héritabilité de 30 à 40 %), mais le style d’attachement que tu développes se construit surtout pendant les premières années, à travers des milliers de petits moments entre un enfant et la personne dont il dépend le plus. Les recherches sur la façon dont les modes de soin s’associent aux stratégies d’attachement le confirment dans différentes cultures.

Sécure

Des soins constants et attentifs enseignent à l’enfant la leçon la plus importante que l’amour puisse offrir : les autres viendront quand on les appelle. Cette confiance, construite avant même que l’enfant puisse dire le mot, devient le socle d’une intimité plus simple à l’âge adulte.

Anxieux

Des soins incohérents, c’est le cas le plus délicat. Le parent est parfois chaleureux, parfois absorbé dans son propre monde. L’enfant apprend à observer de près, à chercher les signes. Le réconfort viendra-t-il cette fois ? Cette vigilance ne disparaît pas. Elle devient l’adulte qui surinterprète une réponse tardive.

Évitant

Quand une figure de soin est émotionnellement distante ou peu réceptive, l’enfant apprend quelque chose de douloureux : pleurer n’apporte pas de réconfort. Alors il arrête de tendre la main. Il devient très doué pour se débrouiller seul. À l’âge adulte, cela ressemble à une indépendance farouche, mais dessous se cache souvent une conviction silencieuse : dépendre de quelqu’un est une erreur.

Désorganisé

Des soins effrayants ou chaotiques placent l’enfant dans une impasse impossible. La personne dont il a besoin pour être en sécurité est aussi celle dont il a peur. Aucune stratégie cohérente ne fonctionne. À l’âge adulte, cela devient le va-et-vient douloureux entre désirer l’amour intensément et s’attendre à ce qu’il fasse mal.

L’attachement n’est pas un destin. C’est la partie qui compte le plus. Les schémas sont réels, mais ils ne sont pas permanents. Les chercheurs utilisent le terme sécurité acquise pour décrire les personnes qui partaient d’un attachement insécure et qui, grâce à une thérapie, à des relations honnêtes ou à une profonde lucidité sur elles-mêmes, ont construit la confiance qu’elles n’avaient pas reçue enfants. Cela arrive plus souvent que tu ne l’imagines.

Les quatre styles d’attachement

Quatre schémas décrivent l’essentiel de ce qui se passe quand deux personnes essaient d’aimer et de se laisser aimer. Ils se répartissent le long de deux dimensions continues (anxiété et évitement) : pense-les comme des zones sur une grille, pas comme des cases fixes. La plupart des personnes sont un mélange.

Sécure

40–50 % des adultes

À l’aise avec l’intimité et l’indépendance. Faible anxiété, faible évitement.

Croyance centrale

Je mérite l’amour, et les autres sont fiables.

Déclencheurs fréquents

Atteintes graves à la confiance, retrait émotionnel prolongé

Direction de progression

Préserver des schémas sains, approfondir l’empathie et la présence attentive

Anxieux (préoccupé)

15–20 % des adultes

Désire la proximité, mais craint le rejet. Forte anxiété, faible évitement.

Croyance centrale

Les autres sont dignes d’amour, mais je ne suis peut-être pas à la hauteur.

Déclencheurs fréquents

Réponses tardives, signaux contradictoires, ambiguïté, "j’ai besoin d’espace"

Direction de progression

Apaisement de soi, communication claire, pause avant de réagir

Évitant (détaché)

20–30 % des adultes

Valorise l’indépendance et l’autosuffisance. Faible anxiété, fort évitement.

Croyance centrale

Je me débrouille très bien sans personne : dépendre des autres est risqué.

Déclencheurs fréquents

Pression vers l’engagement, demandes émotionnelles intenses, perte d’autonomie

Direction de progression

Petits gestes de vulnérabilité, rester présent pendant les conversations émotionnelles

Craintif-évitant

5–7 % des adultes

Désire la proximité, mais la craint. Forte anxiété, fort évitement. Le style le plus rare (5 à 7 % des adultes).

Croyance centrale

Je veux l’amour, mais les gens vont me faire du mal.

Déclencheurs fréquents

À la fois la proximité et la distance : la confiance semble fragile dans les deux sens

Direction de progression

Thérapie centrée sur les traumatismes (EMDR, thérapie des schémas), construction d’une relation thérapeutique stable

Dynamiques relationnelles

Les styles d’attachement dans les relations

Ton style d’attachement n’existe pas en vase clos. Il rencontre celui d’une autre personne. Et cette combinaison peut être stabilisante ou discrètement destructrice.

Sécure + Sécure

Deux personnes sécures se disputent quand même. Mais elles se disputent autrement. Les désaccords restent centrés sur le sujet, pas sur la question de savoir si la relation est en train de se terminer. Aucune ne suppose d’emblée le pire. Les études situent la satisfaction des couples sécure-sécure autour de 70–80 %, ce qui n’est pas la perfection, mais donne une texture émotionnelle très différente de celle que rapportent les couples insécures.

Sécure + Insécure

Un partenaire sécure joue souvent un rôle proche de celui d’un traducteur. Il aide une personne anxieuse à se sentir rassurée par une simple constance (pas de grands gestes, juste le fait d’être là). Et il donne à une personne évitante assez d’espace pour rester émotionnellement présente sans se sentir piégée. Avec le temps, la relation elle-même peut devenir une forme de thérapie.

Le piège anxieux–évitant

C’est la combinaison qui donne beaucoup de travail aux thérapeutes. Le partenaire anxieux cherche la connexion. Le partenaire évitant se sent envahi et se retire. Ce retrait terrifie le partenaire anxieux, qui s’accroche davantage. Plus il s’accroche, plus l’évitant se retire vite. Les deux finissent malheureux et convaincus que l’autre est le problème. La recherche estime la satisfaction à environ 34 % pour ces couples, contre 78 % pour les couples sécure-sécure.

Mais là encore, ce n’est pas une condamnation à vie. Une fois que les deux personnes voient la danse pour ce qu’elle est, elles peuvent commencer à l’interrompre. La personne évitante s’entraîne à rester un peu plus longtemps dans la pièce. La personne anxieuse s’entraîne à ne pas interpréter l’espace comme un abandon. C’est un travail difficile, peu spectaculaire. Et cela fonctionne.

Ton style d’attachement peut-il changer ?

Oui, il peut changer, et il change. Pas du jour au lendemain, ni par simple souhait, mais par l’accumulation de nouvelles expériences qui réécrivent peu à peu les anciennes. Des études longitudinales montrent qu’une minorité réelle d’adultes évolue vers plus de sécurité avec le temps, souvent après une relation stable, un bon thérapeute, ou les deux. Le schéma qui a mis des années à se former peut mettre des années à s’assouplir, mais la direction du changement est bien réelle.

Les psychologues parlent de sécurité acquise : cette forme de confiance que tu n’as pas reçue enfant, mais que tu as construite pour toi-même à l’âge adulte. Tu n’as pas besoin d’avoir eu une enfance parfaite pour y arriver. Tu as besoin d’honnêteté sur l’endroit où tu en es, et de quelqu’un (un partenaire, un thérapeute, parfois simplement un ami) qui répond à cette honnêteté avec constance plutôt qu’avec jugement.

EFT

Thérapie centrée sur les émotions : restructure les réponses émotionnelles et les cycles d’interaction entre partenaires

Schémas

Thérapie des schémas : identifie et retravaille les schémas profonds qui alimentent l’attachement insécure

EMDR

Désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires : traite les souvenirs traumatiques qui nourrissent les schémas craintifs-évitants

Comment ce test fonctionne

L’ECR-R évalue deux dimensions centrales de l’attachement adulte. Chaque énoncé est noté selon ce que tu ressens habituellement dans tes relations amoureuses proches.

Qu’est-ce que l’ECR-R ?

Le questionnaire Experiences in Close Relationships-Revised a été développé par Fraley, Waller et Brennan (2000) au moyen de la théorie de la réponse à l’item. Il mesure l’anxiété d’attachement (peur du rejet, besoin de réassurance) et l’évitement d’attachement (malaise face à la proximité, préférence pour l’autonomie) avec une forte cohérence interne (α ≥ 0,90).

Calcul des scores et fiabilité

Tes scores aux sous-échelles d’anxiété et d’évitement te placent sur une grille bidimensionnelle. Le quadrant dans lequel tu te situes correspond à l’un des quatre styles d’attachement. La fiabilité test-retest est forte (r = .93 anxiété, r = .95 évitement), ce qui rend le test assez sensible pour suivre l’évolution dans le temps.

Anxiété d’attachement

Peur du rejet, besoin de réassurance, crainte de l’abandon

Évitement d’attachement

Malaise face à la proximité, préférence pour l’autonomie, distance émotionnelle

Deux dimensions centrales

Sécure

Anx faible · Évit faible

Anxieux

Anx forte · Évit faible

Évitant

Anx faible · Évit fort

Craintif-évitant

Anx forte · Évit fort

Axe X : Évitement →   Axe Y : Anxiété ↑

Comment ce test se compare

Aspect La plupart des tests en ligne SeeMyPersonality
Instrument Questionnaire non validé ECR-R (Fraley et al., 2000)
Énoncés 10–20 Les 36 énoncés de l’ECR-R
Carte de l’attachement Aucune Ta position sur la carte anxiété × évitement
E-mail Adresse e-mail souvent requise Jamais demandée, score calculé dans le navigateur
Profondeur des résultats Étiquette de style seulement Style + scores d’anxiété et d’évitement
Pour aller plus loin

Personnalité et attachement : le lien manquant

La plupart des quiz sur l’attachement te donnent une étiquette et s’arrêtent là. Mais une méta-analyse de 2025 portant sur 36 études a montré ce que ces étiquettes ne disent pas : les personnes présentant un fort Névrosisme avaient 41 % plus de probabilité de montrer une anxiété d’attachement. Celles qui présentaient une faible Agréabilité et une faible Ouverture tendaient davantage vers l’évitement. Tes traits de personnalité ne sont pas séparés de ton style d’attachement. Ils y sont tissés.

Ce test mesure l’attachement : après 36 énoncés, tu obtiens non pas une étiquette figée, mais une coordonnée sur la grille, avec tes scores d’anxiété et d’évitement. Pour voir l’autre moitié, passe aussi le test de personnalité Big Five gratuit : mis côte à côte, les deux résultats montrent quels traits pèsent sur ta façon d’aimer.

Deux personnes à l’attachement anxieux peuvent avoir une allure très différente au quotidien. L’une est extravertie et verbalise constamment ses peurs. L’autre est discrète et rejoue intérieurement les scénarios catastrophes. L’attachement explique le quoi. La personnalité explique le comment. Voir les deux ensemble, c’est comme lire enfin la phrase entière au lieu d’un mot sur deux.

Attachement × personnalité

Sécure

Anx faible · Évit faible

Anxieux

Anx forte · Évit faible

Évitant

Anx faible · Évit fort

Craintif-évitant

Anx forte · Évit fort

Les traits Big Five font pencher les échelles de l’attachement
38 % des adultes aux États-Unis s’identifient comme sécures (YouGov 2023)
60–65 % estimation mondiale de l’attachement sécure (ZipDo 2025)
25 % risque d’épuisement professionnel plus élevé pour l’attachement insécure au travail (méta-analyse)
30 % évolution vers plus de sécurité en 4 ans (études longitudinales)

Que faire après avoir passé ce test

Sécure : préserver et approfondir

Ton score suggère que tu es à l’aise avec l’intimité et l’indépendance. Continue à nourrir une communication saine et des limites claires. Tu peux aussi être une présence stabilisante pour des partenaires insécures : ta constance les aide à se sentir assez en sécurité pour évoluer.

Anxieux : compassion envers soi et régulation

Quand l’anxiété monte, fais une pause avant d’agir. Rappelle-toi que les ressentis ne sont pas des faits. Entraîne-toi à communiquer de façon claire et directe plutôt qu’à passer par des comportements de protestation. La pleine conscience, la restructuration cognitive et la construction d’une base de sécurité grâce à une thérapie ou à des relations stables peuvent toutes aider.

Évitant : vulnérabilité progressive

Le changement commence quand tu reconnais qu’avoir besoin des autres n’est pas une faiblesse. Les petits gestes de vulnérabilité comptent beaucoup : rester présent pendant les conversations émotionnelles, partager tes sentiments plus directement, ou dire "J’ai besoin d’un moment à moi, mais je tiens toujours à toi" au lieu de te fermer.

Craintif-évitant : soutien professionnel

Parmi tous les styles, le craintif-évitant est souvent celui qui bénéficie le plus d’un soutien professionnel. Une thérapie centrée sur les traumatismes (EMDR, thérapie des schémas) peut aider à traiter les expériences qui alimentent la dynamique de va-et-vient. Le changement est tout à fait possible avec le bon soutien.

La science

La recherche derrière ce test

Ce test n’est pas né d’une équipe de contenu cherchant des idées de quiz. Il s’inscrit dans un programme de recherche de 75 ans, commencé auprès d’enfants dans des services hospitaliers, qui façonne aujourd’hui la manière dont les thérapeutes, les chercheurs et les couples comprennent l’amour.

L’instrument : ECR-R

Le questionnaire Experiences in Close Relationships-Revised est l’une des mesures par auto-questionnaire les plus utilisées en psychologie pour l’attachement adulte. Développé par Fraley, Waller et Brennan en 2000 au moyen de la théorie de la réponse à l’item, il a amélioré l’ECR original en sélectionnant des items qui distinguent plus finement tout l’éventail de l’anxiété et de l’évitement d’attachement. Il est utilisé dans des centaines d’études depuis, dont la recherche en thérapie de couple et des études longitudinales dans le monde entier.

α ≥ .90

Cohérence interne (deux échelles)

r = .93

Test-retest (anxiété)

r = .95

Test-retest (évitement)

36

Énoncés (la version complète de l’ECR-R)

Fil de la recherche

Chaque question de ce test remonte à un moment précis de l’histoire de la recherche sur l’attachement. Voici le fil.

1951

John Bowlby publie Maternal Care and Mental Health pour l’OMS, où il soutient que le lien d’un enfant avec la personne qui prend soin de lui n’est pas sentimental, mais biologique, et que le rompre cause des atteintes psychologiques durables.

1970

Mary Ainsworth conçoit la Strange Situation, un protocole de laboratoire qui révèle trois schémas d’attachement chez le nourrisson (sécure, anxieux, évitant) en observant comment les bébés réagissent à de brèves séparations d’avec leur mère.

1987

Cindy Hazan et Phillip Shaver publient un article fondateur montrant que les mêmes trois schémas apparaissent dans les relations amoureuses adultes, ouvrant la théorie de l’attachement à l’étude de l’amour, et pas seulement de la parentalité.

1991

Kim Bartholomew et Leonard Horowitz proposent le modèle à quatre catégories encore utilisé aujourd’hui : sécure, préoccupé, détaché et craintif. Deux dimensions (anxiété et évitement) remplacent les trois types d’origine.

2000

R. Chris Fraley, Niels Waller et Kelly Brennan utilisent la théorie de la réponse à l’item pour créer l’ECR-R, en affinant l’ECR original de 36 items pour en faire une mesure de l’attachement adulte particulièrement fine sur le plan psychométrique. C’est l’instrument sur lequel repose notre test.

2002

Glenn Roisman et ses collègues publient des données longitudinales sur la « sécurité acquise », montrant que des personnes ayant vécu une enfance insécure peuvent développer un attachement sécure à l’âge adulte grâce à de nouvelles expériences relationnelles et à la réflexion.

Comment nous calculons tes résultats

1

Tu évalues 36 affirmations sur une échelle en cinq points (de « Pas du tout moi » à « C’est tout à fait moi »), chacune décrivant ce que tu ressens habituellement dans les relations proches.

2

Nous calculons les scores moyens sur les sous-échelles d’anxiété et d’évitement, en inversant le codage des items lorsque la formulation est inversée. Ta position sur la grille bidimensionnelle détermine ton style d’attachement.

3

Ton résultat indique aussi la distance qui te sépare de la frontière la plus proche sur la carte, pour que tu voies si ton style est net ou s’il s’agit d’un cas limite.

4

Le calcul des scores se fait dans ton navigateur et ton résultat s’affiche aussitôt, sans e-mail ni compte. Le lien de ton résultat contient un court code de score, que tu peux garder ou partager si tu le souhaites.

Questions fréquentes

Peut-on changer de style d’attachement ? +

Oui. Les recherches longitudinales montrent que, même si beaucoup d’adultes restent relativement stables, une minorité significative change de style, souvent après une thérapie, une relation stable ou des événements de vie majeurs. Les personnes peuvent développer une « sécurité acquise » grâce à des expériences répétées de présence attentive et fiable. L’attachement compte, mais il n’est pas figé.

Combien existe-t-il de styles d’attachement chez l’adulte ? +

Il en existe quatre : Sécure, Anxieux (préoccupé), Évitant (détaché) et Craintif-évitant (désorganisé). Dans le modèle bidimensionnel moderne, ils reflètent différentes combinaisons d’anxiété liée à l’attachement et d’évitement lié à l’attachement. Il vaut mieux les comprendre comme des zones sur une grille, pas comme des cases rigides.

Quel style d’attachement est le plus rare ? +

L’attachement craintif-évitant (désorganisé) est généralement considéré comme le plus rare, avec environ 5 à 7 % de la population générale. Il est plus fréquent chez les personnes ayant des antécédents de traumatisme, de maltraitance ou de grande instabilité relationnelle.

Un test d’attachement en ligne est-il fiable ? +

Un test d’attachement en ligne peut être fiable s’il utilise des dimensions établies plutôt que des questions conçues comme du divertissement. L’ECR-R que nous utilisons présente un α de Cronbach ≥ 0,90 pour les échelles d’anxiété et d’évitement : un niveau élevé de cohérence interne. Cela dit, aucun test bref ne saisit toutes les nuances. Utilise ton résultat comme point de départ pour réfléchir, pas comme un diagnostic.

La personnalité prédit-elle vraiment l’attachement ? +

La personnalité et l’attachement sont liés, mais ce ne sont pas la même chose. La personnalité décrit de grandes tendances dans la vie en général, tandis que l’attachement se concentre sur la proximité, la confiance et la sécurité émotionnelle dans les relations. Les méta-analyses montrent qu’un Névrosisme élevé et une Agréabilité faible sont les prédicteurs les plus forts des schémas insécures. Pour voir ces liens dans tes propres données, passe aussi le test Big Five gratuit et compare les deux résultats.

Qu’est-ce que l’ECR-R ? +

L’Experiences in Close Relationships-Revised (ECR-R) est une mesure largement utilisée de l’attachement adulte, développée par Fraley, Waller et Brennan (2000). Elle évalue deux dimensions continues (l’anxiété d’attachement et l’évitement d’attachement) au moyen de 36 items, ceux que tu retrouves dans ce test. C’est une référence dans la recherche sur l’attachement adulte.

Comment l’attachement influence-t-il le travail et l’épuisement professionnel ? +

Les schémas d’attachement influencent la manière de gérer le stress, la confiance et la régulation émotionnelle au-delà des relations amoureuses. Une méta-analyse de 2024 portant sur 109 échantillons (N = 32 278) a associé l’attachement insécure à un risque d’épuisement professionnel 25 % plus élevé. Les personnes anxieuses peuvent être plus sensibles à l’incertitude au travail, tandis que les personnes évitantes peuvent hésiter à demander du soutien lorsqu’elles sont dépassées.

Que deviennent mes réponses ? +

Ton score est calculé dans ton navigateur, et nous ne te demandons ni ton nom ni ton e-mail. Le lien de ton résultat contient un court code de score, que notre serveur voit quand la page s’ouvre ; c’est toi qui décides si tu le gardes ou si tu le partages.

L’attachement anxieux est-il la même chose que l’attachement anxieux-préoccupé ? +

Oui. Dans le langage de l’attachement adulte, « attachement anxieux » et « attachement anxieux-préoccupé » désignent le même schéma : un fort besoin de proximité, une peur du rejet et une faible confiance en sa propre valeur dans les relations. Dans la recherche sur l’enfance, le terme associé est souvent « ambivalent ».

Quel est mon style d’attachement ? +

Tu ne peux pas le savoir avec nuance sans évaluer tes schémas autour de la proximité, de la confiance, de la réassurance et de l’indépendance. Si tu fais facilement confiance et tolères à la fois l’intimité et l’espace, tu penches peut-être vers le style sécure. Si tu crains l’abandon, tu penches peut-être vers le style anxieux. Si tu prends tes distances avec la proximité, tu penches peut-être vers le style évitant. Si tu ressens à la fois une forte peur de l’abandon et une forte peur de l’intimité, tu penches peut-être vers le style craintif-évitant. Passe le test ci-dessus pour le découvrir.

Peut-on avoir deux styles d’attachement ? +

Oui, d’une certaine manière. La théorie moderne de l’attachement considère l’attachement comme des dimensions continues plutôt que comme des cases strictes. Beaucoup de personnes présentent un mélange de traits, surtout sécures avec quelques tendances anxieuses, ou surtout évitantes mais plus anxieuses dans des relations particulièrement importantes. Ta position sur la grille anxiété–évitement saisit mieux cette nuance qu’une seule étiquette.

Craintif-évitant (anxieux-évitant) ou évitant : quelle différence ? +

Les deux styles impliquent de l’évitement, mais ils diffèrent par le niveau d’anxiété. Le style craintif-évitant est parfois appelé anxieux-évitant ou désorganisé. L’évitant (détaché) présente une faible anxiété et un fort évitement : la personne prend ses distances avec la proximité et valorise l’indépendance. Le craintif-évitant présente à la fois une forte anxiété et un fort évitement : la personne veut la proximité, mais la craint aussi, ce qui crée une dynamique douloureuse de va-et-vient.

À propos de ce test

Instrument

Cette page utilise l’ECR-R, publié par Fraley, Waller & Brennan (2000), une mesure de référence de l’attachement adulte dans les relations amoureuses et proches.

Comment ce contenu a été préparé

Toutes les informations de cette page s’appuient sur la littérature évaluée par les pairs, des méta-analyses (2024–2025) et la recherche sur la théorie de l’attachement. Les statistiques proviennent de YouGov, ZipDo et de méta-analyses publiées, avec les études clés citées dans le texte.

Relu par : Michael Hodge Dernière révision du contenu : avril 2026 Conflits d’intérêts : Aucun

Ce test est fourni à des fins d’information et d’éducation uniquement. Il ne constitue pas un instrument diagnostique et ne remplace pas une évaluation professionnelle. Si tu vis une détresse relationnelle importante, consulte un thérapeute ou un conseiller qualifié.

Envie de comprendre ton style d’attachement ?

Le test prend environ 5 minutes. Sans e-mail, sans inscription : ton résultat s’affiche dès ta dernière réponse.

Tu veux aussi une vue d’ensemble de tes traits ? Fais le test de personnalité gratuit : l’attachement est un fil, le Big Five est la trame.